Convertissez vos exports email entre mbox et EML
Déposez un export Google Takeout ou quelques fichiers .eml, récupérez l'autre format dans un zip. Rien n'est ajouté, rien n'est retiré — seul le conteneur change.
Comment ça marche
- Déposez vos fichiers — un ou plusieurs mbox, un ou plusieurs EML, ou un mélange des deux. Le format de chacun est reconnu à la lecture de ses premiers octets.
- Choisissez le format de sortie — un fichier .eml par message, ou un mbox unique regroupant tout.
- La conversion démarre immédiatement — aucun volume à faire valider, aucun paiement, aucun compte : la page de suivi affiche l'avancement en direct.
- Téléchargez l'archive — un .zip disponible 48 heures depuis le lien de suivi, puis supprimé définitivement.
Ce qui change, et ce qui ne change pas : les en-têtes, le corps, les pièces jointes et les encodages sont recopiés à l'octet près. Seul le conteneur bouge. En sortie mbox, chaque message est précédé de sa ligne « From » et les lignes du corps qui commencent par « From » reçoivent un chevron (convention mboxrd) : sans cette précaution, une phrase anodine deviendrait une frontière de message et votre fichier compterait plus de messages qu'il n'en contient réellement.
Le nom des fichiers .eml est construit par nos soins : un numéro d'ordre sur cinq chiffres, puis le sujet du message réduit aux lettres, chiffres et espaces. C'est délibéré — un nom de fichier repris tel quel d'un message inconnu est un vecteur d'attaque classique contre les logiciels de décompression.
Cas d'usage
- Exploiter un export Google Takeout — Takeout livre un mbox monolithique de plusieurs gigaoctets ; le découper en fichiers .eml rend chaque message manipulable un par un.
- Préparer un import dans Thunderbird ou Apple Mail — ces clients attendent un mbox. Si vous avez une collection de .eml, la conversion inverse les rassemble en un fichier prêt à importer.
- Archiver quelques messages précis — extraire d'un gros mbox les messages qui comptent, sous forme de fichiers autonomes qu'on peut ranger, joindre ou déposer sur un disque externe.
- Réunir des sauvegardes éparses — plusieurs exports faits à des dates différentes, déposés ensemble, ressortent dans un mbox unique.
- Alimenter un autre outil — beaucoup d'utilitaires d'analyse, d'indexation ou de recherche ne lisent qu'un seul des deux formats. La conversion évite de choisir son outillage en fonction de son format d'export.
- Réimporter ensuite dans une boîte mail — l'archive produite se donne directement à l'import mbox / EML, qui la réinjecte dans n'importe quelle boîte IMAP.
Ce que l'outil ne fait pas / limites
- Pas de conversion en PDF. Elle demanderait un moteur de rendu HTML complet pour rester fidèle au message, et resterait très lente sur un export volumineux. Nous préférons ne pas l'annoncer plutôt que de livrer une mise en page approximative. Pour lire un message, la visionneuse EML l'affiche à l'écran, et l'impression du navigateur en fait un PDF.
- Pas de .pst ni de .msg. Ces formats propriétaires Microsoft ne sont pas de simples conteneurs : les lire correctement est un travail à part entière. Un .msg déposé ici est reconnu et refusé, avec la marche à suivre pour obtenir un .eml depuis Outlook.
- Les libellés Gmail ne deviennent pas des dossiers ici : la conversion ne fait que changer de conteneur. C'est l'outil d'import qui recrée un dossier par libellé, au moment de déposer les messages dans une boîte.
- Les doublons ne sont pas détectés. Déposer deux fois le même export produit deux fois les mêmes messages dans l'archive de sortie.
- Plafond de 2 Go et 50 fichiers par conversion, le même pour tout le monde. Le serveur limite par ailleurs les téléversements à environ 8 Mo pour l'instant, le temps qu'un réglage d'hébergement soit appliqué.
- L'archive produite reste téléchargeable 48 heures, puis elle est supprimée définitivement. Les fichiers que vous avez déposés, eux, sont supprimés dès la fin de la conversion.
Questions fréquentes
Quels formats de fichiers sont acceptés ? +
Les fichiers mbox (le format des exports Google Takeout et de la plupart des clients Unix) et les fichiers EML (un message par fichier). Le format est reconnu à partir du contenu du fichier, pas de son extension : un mbox enregistré en .txt est accepté, et un PDF renommé en .mbox est refusé avec un message clair.
Que contient l'archive que je télécharge ? +
En sortie EML, un fichier .eml par message, numéroté dans l'ordre de lecture et suivi du sujet du message quand il y en a un. En sortie mbox, un seul fichier messages.mbox regroupant tous les messages de tous les fichiers déposés. Dans les deux cas, l'archive est un .zip, disponible pendant 48 heures.
Mes messages sont-ils modifiés pendant la conversion ? +
Non. Les en-têtes et le corps sont recopiés tels quels, pièces jointes et encodages compris. Seul le conteneur change : la ligne « From » qui sépare les messages d'un mbox est ajoutée ou retirée, et les lignes du corps qui commencent par « From » sont protégées par un chevron (convention mboxrd) pour ne pas être prises pour une frontière de message à la relecture.
Pourquoi la conversion en PDF n'est-elle pas proposée ? +
Parce que nous préférons ne pas la faire à moitié. Un PDF fidèle suppose de rendre le HTML du message, ses images intégrées et sa mise en page — c'est un moteur de rendu complet, et sur un export de plusieurs milliers de messages ce n'est plus « quelques clics ». Tant que nous ne savons pas le faire correctement, nous ne le proposons pas. Pour lire un message à l'écran, la visionneuse EML fait déjà le travail, et l'impression du navigateur produit un PDF.
Y a-t-il une limite de taille ? +
La limite visée est de 2 Go et 50 fichiers au total par conversion, la même pour tout le monde. En pratique, le serveur limite aujourd'hui les téléversements à environ 8 Mo, le temps qu'un réglage d'hébergement soit appliqué : au-delà, la conversion est refusée avec un message clair plutôt qu'un blocage silencieux. En attendant, découpez votre export en fichiers plus petits et convertissez-les l'un après l'autre.
Que deviennent mes fichiers après la conversion ? +
Les fichiers que vous avez déposés sont supprimés de nos serveurs dès la fin de la conversion, qu'elle ait réussi ou échoué. L'archive produite reste téléchargeable 48 heures depuis le lien de suivi, puis elle est supprimée définitivement. Aucun fichier déposé n'est jamais servi tel quel : la seule chose téléchargeable est l'archive que nous avons construite.
Et les fichiers .pst ou .msg d'Outlook ? +
Ils ne sont pas pris en charge. Ce sont des formats propriétaires Microsoft (un conteneur OLE pour le .msg, une base de données complète pour le .pst) : les lire correctement demande bien plus qu'un changement de conteneur. Un .msg déposé ici est reconnu comme tel et refusé avec la marche à suivre pour obtenir un .eml depuis Outlook.
Puis-je convertir plusieurs fichiers en une fois ? +
Oui. Déposez autant de fichiers que vous voulez dans la limite du plafond, en mélangeant les formats si besoin : tous leurs messages sont réunis dans une seule archive de sortie, dans l'ordre des fichiers.